Une assurance vie, un petit capital, une propriété et l’on pense de bonne foi que son conjoint sera à l’abri pour le restant de ses jours si l’on disparait avant lui. Mais ce n’est pas toujours le cas et il vaut mieux prévoir plus que moins. Aussi, pour bénéficier de la pension de réversion de son conjoint ; il n’y a qu’une chose à faire : passer devant le maire !

 

 C’est parfois dur à dire, mais il faut aussi penser à l’avenir. Et l’avenir, c’est peut-être de protéger son conjoint en lui faisant bénéficier un jour de la pension de réversion. Dans le cadre du régime général, celle-ci n’est attribuée qu’aux personnes mariées ou ayant été mariées, même si le survivant est en concubinage, pacsé ou remarié. En revanche, les régimes complémentaires, qui peuvent aussi verser une réversion, n’acceptent généralement pas ces dernières conditions.

La pension de réversion représente une partie de la retraite du défunt ou du disparu, dans certains cas même si celui-ci n’avait pas atteint l’âge légal pour faire valoir ses droits. Elle est reversée sous certaines conditions au survivant à partir de 55 ans (51 ans si décédé avant 2009). Notamment, il faut être marié ou l’avoir été avec la personne concernée et il ne faut pas gagner plus de 19 180 € par an pour une personne seule et 30 685 € pour un couple (remariage, PACS ou concubinage). Attention, il s’agit des revenus totaux perçus par une personne ou un couple, tant en France qu’à l’étranger. Bien entendu, les variations de revenus sont prises en compte par une révision régulière de la situation personnelle. En principe, la pension devient réellement définitive au moment du soixantième anniversaire.

Pour bénéficier de cette réversion, le conjoint défunt aura pu exercer une activité salariée, agricole, libérale, artisanale ou commerciale. Toutefois, la réversion n’est basée que sur le régime général et non sur les compléments, ce qui exclut les régimes spéciaux, celui des avocats, les retraites complémentaires de salariés et des professions libérales. Pour cela, il faut s’adresser directement à ces organismes qui fourniront tous les détails à ce sujet. Sachez toutefois qu’il faut, là aussi, avoir été marié mais qu’en cas de remariage, le bénéfice de cette partie de la réversion est perdu. En principe, les sommes versées représentent de 50% à 60% de la retraite complémentaire du défunt.

Pour obtenir toutes les informations nécessaires sur la réversion, il faut s’adresser directement à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) de sa ville, qui sera en mesure d’apporter son aide pour la constitution du dossier. Il vous faudra fournir un ensemble de documents prouvant votre lien avec le défunt et sur vos revenus. Prenez garde à faire votre démarche avec sérieux et honnêteté, car l’administration est plutôt pointilleuse et pourrait facilement se retourner contre vous en cas de fausse déclaration.

 

 

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